
Voici la balagne des Savelli
Culminant à 500 m d'altitude, sur les dernières pentes de la Balagne, le village en nid d'aigle est curieux par son site de crête et son plan à peu près circulaire. Ce fut l'un des fiefs de la famille des Savelli, comtes de Balagne qui abritaient, dans leur forteresse, la population lorsque les voiles barbaresques pointaient à l'horizon. La mer n'est qu'à 3 km à vol d'oiseau. |
![]() San antoninu |
Au sommet de la Cima, on aperçoit ses ruines du château
des Savelli. La légende veut qu'il a été fondé en l'an mil par le cousin du
comte Malaspina Savelli. Les Savelli, grande famille de Balagne, tenaient
principalement le château de Speloncato ; l'un des leurs, le cardinal Savelli,
fut ministre de la police de Pie IX au XIXe siècle ; ses ennemis le surnommaient
il Cane corso (le Chien corse). Le château familial s'élevaient orgueilleusement
au-dessus des jardins de Balagne, provoquant l'ire de la branche aînée des
Savelli, seigneurs de Sant'Antuninu. Les âmes parlèrent après les hommes et
la région fut en proie à une guerre terrible durant des années.
![]() Munticellu |
Situé à 1 km à l'ouest de San Francescu la Punta Columbaia, occupée ( dans un premier temps du Néolithique: à l'Age du Fer. aurait abrité un village et le sanctuaire San Gorgoniu à l'époque pré-romane. Il renferme les vestiges du Castellu di Columbaja, édifié par Guido Savelli et ruiné au 16'eme siècle par les barbaresques. Au 9eme cet éperon rocheux fut doté d'une tour carrée et constitua le centre d'un fief secondaire dit de Vortica, dépendant de Corbara puis à partir de 870 de Sant'Antuninu, quand Pinito fils de Guido y transféra son gouvernement. |
Pendant plus de 3 siècles, ce fief eut ses propres seigneurs. Aussi peut-on supposer qu'il constituait une piève ayant pour piévanie Santa Suzanna. Au 13eme et durant une quinzaine d'années, Giudice di Cinarca fera de ce véritable village fortifié la capitale de la Corse. Après l'emprisonnement de Guidice à Gênes, suite à la trahison de ses quatre fils,la Vortica sera peu à peu désertée au profit des villages voisins. Un peu plus bas, le couvent Santa Suzanna, transformé de nos jours en habitation, abrita les Bénédictins de l’iIot de la Gorgone puis les Chartreux de Calci de Pise. A propos du capu Mirabo, gros village sarrasin abandonné vers 1455,Ia légende dit que les Sarrasins rusèrent les chrétiens de Santa Suzanna en ferrant leurs chevaux à l'envers. Ces derniers croyant, à la fuite des Infidèles sortirent et se firent massacrer au lieu-dit Liccialdu.
| Corbara
est le berceau de la famille des Savelli de Guido, descendants des seigneurs
de Balagne, qui achevèrent la construction du château vers 1375. Il fut
démantelé au début du XVIe siècle par la république de Gênes. A la même
époque, les Savelli restaurèrent le castel de Guido voisin, fondé en 816
par le prince romain Guido Savelli, comte de Balagne depuis sa victoire
sur les sarrasins. C'est de la terrasse de ce château, en avril 1758,
que Paoli annonça la création de l'Ile-Rousse.
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![]() Corbara |
Sur une hauteur semblant surveiller la plaine, la chapelle San Pietru e San Paulu datant de la fin du 9eme siècle fut restaurée au Moyen-Age. A quelques lacets, sur un coteau bien exposé au midi, Corbara exhibe la splendeur d'un village typiquement méditerranéen. Placé sous la protection de sa paroisse de la Nunziata, ses quartiers étagés en amphithéâtre abritent des ruelles pavées aux passages couverts et le superbes maisons aux façades hautes. l'une d'entre elles, lite "A Casa di i Turchi", fut édifiée derrière la paroisse par vincent Franceschini, Consul de France à Mogador et frère le Davia. On visitera l'agglomération en commençant par les quartiers des Casiesi et de Piazzavè (contraction de Piazza di Vecchia). Ce dernier est doté d'une chapelle Santa Lucia, remplaçant depuis 1685 une "chiesa vecchia" dont elle a conservé le chœur. Au pied du Guido, le quartier de Casalecchiella abrite une boulangerie artisanale, longtemps tenue par notre ami Guy Savelli, un passionné qui a réuni une fabuleuse collection d'objets retraçant l'histoire de notre île : livres, cartes postales, poupées anciennes, pistolets... Traces de vie éclairant le passé, ces objets sont rassemblés dans un musée gratuit et ouvert à tous. Tout près, la chapelle San Roccu fut édifiée en 1607 par le comte Vincenzino Savelli, porte croix du Pape, sur le site d'une tour défensive dite "Torra del Conte" jans l'actuel quartier de Torra. Elle veillait sur les quartiers de Villa di Mezzo et de Villa Suttana dominés par Pietralta, Guidu et Borgu, trois autres quartiers aux allures de villages.
Construit de 1640 à 1747, cet édifice dédié à la Nunziata fut élevé au rang de paroisse en 1810, à la place de Notre-Dame du lazio, jugée trop éloignée. Cette extraordinaire et fastueuse église baroque est dotée d'une façade à deux étages, ornée de pilastres et surmontée d'un fronton harmonieusement ondulé. Au-dessus de la grand' porte, on découvre une représentation du Saint-Esprit, entourée de deux niches renfermant l'Annonciation et l'Archange Gabriel le haut clocher carré à étages est surmonté d'une coupole hexagonale coiffée d'un lanternon. Dans un intérieur remarquable, elle renferme depuis 1746 une clôture du chœur et un Maître-autel en marbre blanc de Carrare de style baroque et d'une somptueuse beauté. Au-dessus de celui-ci, le maître Cortesi a représenté le Sauveur tenant sa Croix de la main gauche et brandissant de sa main droite un fais- ceau de verges à l'attention des profanateurs. Parmi ses nombreux trésors, on notera: une Madonna du 17'"", les stalles (cette église, annexe de la cathédrale d'Aleria érigée en collégiale en 1752, comptait 8 chanoines en 1770), une chaire en bois d'oli- vier de 1750, un orgue de facture italienne enfermé dans un buffet polychrome de 1750 (rénové en 1979), un petit bénitier orné des armoiries des Savelli et un baptistère du 15'"" provenant tous deux de l'ancienne église Santa Lucia, un tableau de St Augustin de la collection Fesch et une chape brodée d'or offerte vers 1640 par Joannes Daniele (cet enfant du pays, méde- cin et conseiller de Louis XIII, possédait une maison toujours visible au lieu-dit Piazza ail' Olmu).
Situé sur un sommet de 316 m offrant un vaste panorama sur toute la plaine, Guido aurait été fondé par le Comte Guido Savelli vers l'an 862. Pourchasser l'occupant maure. il dote son "nid d'aigle" d'un castel et y installe le siège de son administration et la capitale de son comté nommé Balagna en souvenir de la cité côtière disparue. Après l'incendie du village en 1478 par le comte Gianpaolo di Leca qui reprochait au seigneur Lanzalavo de Curbara d'être pro-aragonais, le château sera détruit par Gênes puis restauré par les Savelli en 1801. Anciens seigneurs devenus "Caporali"les Savelli comptent un grand nombre de célébrités: Nicolas Savelli, évêque de Tinos, aux Cyclades, le général-comte Jacques Savelli, gouverneur vers 1570 de Famagouste (Chypre), Venerio, qui éleva la chapelle San Giacumu à Guido en 1674, le notable André Savelli, qui reçut Pasquale Paoli venu l'entretenir de son projet de fondation d'un port aux iles-Rousses. Fondé au 14'" siècle par le comte Arrigo Savelli, le quartier du Borgu abritait un castel dit "de Curbara". Démantelé par Gênes en 1517, son ancienne salle d'armes abrite depuis 1710 une chapelle Notre. Dame des 7 Douleurs. Dotée d'une pieta, on peut Iire sur l'une de ses marches la réponse des disciples d'Emmaüs au Christ: "Tu es Peregrinus (étranger) soIus (seul) in Hierusalem".
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Cette commune d'environ 150 habitants occupe une série de hauteurs dominant au nord, la vallée d'Aregnu et au sud, la vallée du Fiume Seccu. Ses 2 sommets d'altitude modeste, le Capu d'Occi, 563 mètres et le Capu Bracaghju, 556 mètres, devraient leur nom à leur situation et à leur allure: Occi pour sa hauteur (du latin altus : français haut), et Bracaghju pour sa forme (du grec brakhiôn : français bras). Des fouilles effectuées en 1835 ont permis de livrer des vestiges romains à Monosena |
(de nos jours, ce lieu-dit est absent des cartes).
Peu après l'an 1000, Malafede-Savelli se fâche avec son frère
aîné Pinasco et se déclare indépendant et seigneur
de Bracaghju. Il régnera sur les 7 km d'un territoire concordant à
peu près avec l'actuelle commune. Les bases du château perché
à 556 mètres d'altitude sont toujours visibles. Ce haut donjon
ressemblait sans doute au castel de Covasina, de son cousin et allié
le seigneur Truftetta, neveu, comme lui, d'Arrigo Bel Messere. Ce donjon,
protégé par une enceinte et des tourelles rondes, favorisera
dès le 11 ème siècle la formation de petits hameaux:
Bracaghju, Castiglioni, Mutali (dit le village du maure, il est doté
d'une chapelle St Salvatore).
Au milieu du 19ème siècle, la commune qui était peuplée
de 400 habitants (le chiffre actuel de la population estivale) vivait d'élevage,
avec un cheptel de 700 têtes dont 475 ovins, et d'agriculture, avec
plus de 5 km de céréales, 14 ha de vignes, 59 ha d'oliviers
plantés, pour la plupart, au 19ème siècle, 3 ha de châtaigniers,
3 ha de mûriers, quelques agrumes et des jardins... ( incroyable et
pourtant c'est vrai !)
U Pianu di a sarra
Perché sur une hauteur, Lavatoghju s'est peu à
peu construit autour d'un ancien lavoir (toujours visible) et aux dépens
de San Cervone, un village médiéval disparu, abritant une chapelle
romane dotée d'une abside semi-circulaire et d'une porte ouest où
figure la date de sa restauration (1203). Evêque de Populonia en Toscane,
Cervonius est fêté ici le 1 0 octobre et sa statue toujours portée
en procession. En arpentant des ruelles étroites et pavées,
on atteint la paroisse dédiée à San Bemardinu puis, de
nos jours, à la Madonna della Cunsulazione. Dotée d'un élégant
campanile, elle renferme les armoiries des Savelli et des
omements provenant du castel de Biocaghju et de sa chapelle Sant'Ursula. Le
soir du Vendredi Saint. il s'organise ici une Granitula aux lueurs de lampions.
jadis. la confrérie Santa Croce accueillait les confrres de Sant'Antone.
En contre. bas. Croce renferme une chapelle San Lorenzu. A 800 mètres
à l'ouest près de la chapelle dite de San Giuvanni à
i Venti. un chemin permet d'atteindre, au sud. la Bocca di Salvi offrant un
vaste panorama et à l'ouest. le plateau de Sarra. Dominé par
le Capu Bracaghju (vestiges préhistoriques. protohistotriques et médiévaux).
il abrite une chapelle dédiée à la Madonna di a Stella.
célébrée chaque 8 septembre par une procession aux accents
de l'Ave Maria Stella et par de belles agapes. Jadis. une foire ponctuée
par des courses de chevaux se tenait ici...
![]() Le village d'Occi |
S' écrit Hocci vers 1498. Occi
s'est bâti à partir du 12ème siècle sur un
sommet de 377 métres autour d'une tour du 11ème siècle
transformée en castellu au 13ème. Dès le 15ème siècle, il dispose d'une chapelle de l'Annunziata dépendant de la paroisse de San Nicolao. |
Un peu au-dessus de l'Annunziata devenue paroisse au
17ème siècle on peut voir une aire à blé. Victime,
un siècle plus tard, des Barbaresques qui le pillèrent. Occi
comptait 150 âmes vers 1589 et était animé par les contrélies
de Santa Mafia et de Santa Croce. Alors qu'en avril 1852 Occi comptait encore
59 habitants et 10 maisons, et pour faire, l'économie d'un km de route
(chaque chef-lieu de commune devant avoir un accès routier), le Sous-Préfet
décida, malgré le désaccord du conseil municipal, de
démembrer Occi au profit de Lumiu...
En 1897, il n'y a plus que cinq habitants. Son dernier enfant, Laurent
Savelli, naîtra ici en 1867, alors que son dernier occupant,
Felice Guidicelli, dit "Fra Felice", s'y éteindra en 1914.
Source ! CURSICHELLA .Jo SANTANA MV CREATION BASTIA
Peuplée de près de 60 âmes et dominée par les 521 mètres du Capu Corbinu, cette commune de 410 ha dispose de coteaux escarpés surplombant une portion de la plaine du Reginu à l'est et Aregnu à l'ouest. En 1851, alors qu'elle comptait 484 habitants, 90% de son territoire étaient cultivés en céréales, oliviers faisant tourner 20 moulins, amandiers, agrumes, figuiers, pommiers et vignes (son muscat était surnommé u paga debitu : l'efface dette). A cette époque, elle disposait d'un millier de têtes de bétail, dont 700 ovins. De nos jours, si les cultures ont pratiquement disparu, l'élevage se maintient grâce à 4 bergers. Dès le 3éme siècle avant notre ère, les Romains ont certainement installé sur ce promontoire un observatoire. A partir du 5éme siècle, les populations du littoral voisin fuyant les attaques pirates chercheront refuge sur cette hauteur placée sous la protection de Sant'Antuninu ("l'Inestimable" : sens d'Antonin, martyrisé le 13 novembre 308 à Césarée). Vers 870, Pinito Savelli fera de ce nid d'aigle la capitale de la Balagne en remplacement de Curbara. Vers 1264, contestant la suprématie du Giudice di Cinarca sur la Balagne, le comte Buono Savelli fera assassiner 60 cavaliers du Giudice avant de se cacher en face, sur l'Isula Grande. Après avoir fait raser son château, le "Souverain de la Corse" se fera massacrer avec les siens sur l'île. En 1482, le comte cinarcais juan-Paolo da Leca, en lutte contre Rinuccio de Leca, fait brûler les maisons et les biens des Savelli, alliés de Rinuccio... Au 16ème siècle, les Seigneurs devenus "Caporali" continuent de s'illustrer...
Témoin exemplaire de la civilisation rurale du 14ème siècle, le plan de l'ensemble reflète toujours la configuration de l'agglomération féodale initiale. Si les remparts du 11 ème siècle ont pratiquement disparu, les maisons soudées les unes aux autres s'enroulent toujours autour du sommet granitique pour mieux faire face à l'envahisseur. En dépit des modifications résultant des reconstructions successives et des restaurations récentes, le village reste l'un des plus beaux exemples d'architecture médiévale sur notre île. Qu'on le découvre à pied ou transporté par les ânes de Bastien, on reste sous le charme de son dédale de ruelles circulaires, étroites, inégalement pavées, taillées dans le granit et parfois reliées entre elles par des passages voûtés... L'aspect médiéval y est très bien restitué, bien qu'il manque, à la grande satisfaction des nouveaux occupants, les poules, les ânes, les porcs, les chèvres et les odeurs d'autrefois... Il manque aussi... imaginez l'allure... tout au sommet du promontoire de la Cima... la tour édifiée par Pinito Savelli, qui donnait au village la fierté d'une citadelle perchée. Juché à 550 mètres d'altitude, le comte de Balagne dirigeait d'ici ses vassaux à l'aide de signaux envoyés aux tours environnantes... Ce remarquable point de vue lui permettait de contrôler les citadelles maures de Corduvella au sud et du Castellu Sarracinaghju à l'est, tout en observant le littoral aux mains des "Infidèles". Ce village-belvédère, renfermant des restaurants et une boutique de produits corses et d'artisanat, abrite une chapelle Sant'Anna
Au 16éme, durant le siège de Calvi par les troupes franco-turques, le capitaine Anton-Paolo Savelli ira renforcer la garnison avec sa compagnie, en laissant; son fils à Sant'Antuninu. Sommé de livrer la place en échange de la vie de son fils, il refusera et assistera au massacre de celui-ci. Le village servira de base fortifiée aux troupes de Sampieru. A la fin du 16éme, lorsque les Génois victorieux récupéreront le site, ils raseront toutes les maisons fortes des Sant' Antuninacci ayant collaboré avec Sampieru Corsu et ses alliés. En 1783, Gian'Battista Savelli sera fait prince romain.
Autres membres éminents de la famille :
Le cardinal Dominique Savelli qui sera nommé ministre du Pape Pie IX vers 1863. Au 17éme siècle, Sant' Antuninu perdra son autonomie communale et deviendra un simple hameau d'Aregnu jusqu'en 1790, date à laquelle la Révolution Française lui rendra cette autonomie. A cette période et jusqu'en 1919 les Sant'Antuninacci n'auront cesse de réclamer à Cateri la chapelle San Cesariu, près de laquelle ils enterraient leurs morts et à Aregnu la Trinité qui dépendait de ses seigneurs. Avec l'arrivée de l'eau courante en 1956 et l'amélioration des routes d'accès le village s'ouvrira progressivement au tourisme. A partir des années 60 certains habitants contraints d'aller chercher ailleurs des moyens d'existence vendent leurs maisons à des visiteurs qui trouvent le cadre pittoresque...
Sur une ancienne aire à blé transformée chaque été en aire de stationnement se dressent le Monument aux Morts, la chapelle de la confrérie Sant'Antone et une paroisse du 16éme siècle dédiée à l'Annunziata. Dotée d'un élégant campanile latéral à étages elle renferme des tableaux anciens classés et depuis 1806 les orgues du couvent de Marcassu. Construit en 1744 par un éminent moine franciscain cet instrument possède un buffet exceptionnel décoré de peintures récemment restaurées par Ewa Poli. Le 2 juillet à l'occasion de sa fête une statue de la Madonna di e Grazie pesant 200 kilos est portée en procession par quatre Sant'Antuninacci harnachés de grosses ceintures. Sant' Antuninu, tout comme Aregnu, est réputé pour son amandulata servant à batir "u triomfu". La tradition de la pièce montée à base d'amandes est perpétuée ici par Mme Martini. Une cuisinière hors pair et qui plus est charmante, qui conserve précieusement des secrets de fabrication transmis par sa grand mère Mariuccia. A l'entrée du village, Olivier Antonini tient boutique. Tandis que s'élèvent dans des fûts son vin rouge naturel, il fabrique de délicates confitures de cédrat, citron vert, orange et amandes. Inventé par sa mère, il y a quinze ans, le délicieux jus citron-raisin vous prodiguera l'énergie nécessaire pour gravir le Capu Corbinu un sommet jadis coiffé d'une tour qui offre un panorama exceptionnel.