Fred
Scamaroni
Sa
jeunesse
Fred
Scamaroni
Arrestation
Fred
Scamaroni un Héros

|
Fred
Scamaroni le résistant
Après
avoir pris part aux premières
opérations de la
Guerre dans la forêt
de la Warndt, Fred Scamaroni
est affecté à
la base aérienne
de Tours.
le 17 mai 1940 il passe
son brevet d'observateur
en avions. le 19 mai 1940
il est blessé en
combat aérien,
il reçoit la croix
de guerre et le grade
de lieutenant. Puis il
est évacué
sur Caen.
Sa
retraite l'emmène
à Carpiquet, puis
Pau, où il entend
l'appel du 18 juin 1940
du général
de Gaulle, il décide
de continuer la lutte
aux cotés de la
France libre.
Le
21 juin 1940 , il embarque
sur un croiseur polonais
le (Sobiesky) avec le
gouvernement polonais
en exil, le général
Sikorski, et une partie
de ses troupes.
Trois
jours plus tard, le voici
donc à Londres.
Il
s'engage aux Forces Françaises
Libres, il est dirigé,
avec l'Armée de
l'Air, au camp de Saint-Atham.
Devenu
pilote au camp de Saint-Atham,
il est nommé à
l'état- major particulier
du général
de Gaulle et se porte
volontaire pour la mission
qui part pour Dakar :
il s'agit de rallier l'Afrique
occidentale française
aux Forces françaises
libres, ainsi que vient
de le faire l'Afrique
équatoriale française.
La
flotte franco-anglaise,
partie de Liverpool le
31 août 1940, arrive
en vue de Dakar le 23
septembre 1940. Scamaroni,
est porteur d'une lettre
de De Gaulle pour le gouverneur
Boisson, il décolle
en Luciole du porte-avions
Ark Royal, mais, au terrain
de Ouakam il est arrêté.
Après quinze jours
de cellule, Scamaroni
tente sans succès
une évasion. Repris
dans la brousse, Fred
Scamaroni est conduit
à Alger, à
la prison Barberousse,
le 30 novembre, puis embarqué
vers la France et interné
à la prison de
Clermont-Ferrand le 24
décembre.
Son état physique
provoque quelques semaines
d'hospitalisation ; il
décide alors de
donner le change et proteste
de sa «bonne foi
abusée ».
Cette attitude, ajouté
à l'intervention
de l'ambassade des Etats-Unis
lui rendent à la
liberté.
Un poste de chef de cabinet
lui est proposé,
mais à condition
qu'il désavoue
de Gaulle à Radio-Vichy.
Il refuse cette offre
tandis que, pour continuer
l'action entreprise, il
accepte un emploi subalterne
au ministère du
Ravitaillement. Ainsi,
il pourra profiter de
ses fréquents voyages
officiels pour continuer
son action : la résistance
ne s'y trompe pas et le
confirme en qualité
d'agent F.F.L..
Il met à profit
sa convalescence pour
mûrir un plan d'action
pour la Corse, à
l'intention du Bureau
central de renseignements
et d'action (B.C.R.A.).
Il mène une action
clandestine grâce
au réseau Liberté,
avec « Copernic
».
C'est
au printemps de 1941,
ayant obtenu un congé
de quinze jours pour un
« voyage de repos
», il débarque
en Corse le 10 mai, par
paquebot régulier.
Il
trouve le réseau
qui travaille, depuis
novembre 1940, avec le
poste S.R. de Marseille,
en liaison avec Londres.
Il rencontre les résistants
locaux : Maillot,
François
et Paul Giaccobbi,
Raimondi
et Fernand Poli,
ainsi que des groupes
de patriotes dispersés
dans divers points de
l'île.
Avant
l'arrivée de Scamaroni,
la résistance était
purement sentimentale,
platonique... On portait
la bonne parole, on exaltait
les volontés, on
caressait des projets
de combat, mais il n'y
avait aucune activité
dirigée.
Sur les directives de
Scamaroni, on établit
un recensement des sympathisants
à leur insu, on
nomme des responsables
de communes, connus et
respectés de leurs
partisans, ainsi on pourra
disposer d'eux en toutes
circonstances «
sur un simple appel et
sans vaines palabres ».
Scamaroni
désigne son cousin
Godefroy de Peretti,
François Robert,
François
Pedinielli, Paul
Pardi, le docteur
Miniconi, Joseph
de Montera, Cavalli,
pour les liaisons. Son
oncle, Jean de
Peretti, conseiller
général,
recevra et diffusera aux
résistants les
messages de la B.B.C.
Il prendra contact avec
monsieur Siciliano,
qui était le propriétaire
du "Journal de
la Corse" dont
Fernand Poli
est directeur ; celui-ci
imprimera des tracts de
propagande clandestine,
avec accord total du personnel.
Les
renseignements recueillis
sont envoyés par
Peretti au B.C.R.A.
Le sous-préfet
de Bastia, P. H. Rix,
officier de réserve
de cavalerie, aidera Poli
et ses adjoints, sous
le pseudonyme de «François
1er» ou «commandant
des Sablons ».
Lorsque
les premiers jalons sont
posés, que l'élan
est donné, Scamaroni
regagne le continent où
il reprend son action
clandestine.
En octobre 1941, il revient
en Corse en mission commandée
par le B.C.R.A. il peut
constater de sérieux
progrès. Les groupes
s'organisent, indépendants
les uns des autres dans
un rayon délimité,
reliés seulement
par les responsables des
« tournées
» qui transmettent
les directives et rapportent
les renseignements aux
trois « têtes
» du réseau
en Corse: Raimondi
et Poli
à Ajaccio,
François Giaccobbi
à Corte. Le frère
de ce dernier, sénateur,
participe aussi au travail
mais, très surveillé
par la police, son action
ne peut être que
discrète.
Des
contacts sont pris avec
le lieutenant-colonel
Ferrucci du S.R.
de l'armée d'armistice
et Antoine Serafini,
architecte départemental
de la Corse.
Scamaroni
doit abréger son
séjour dans l'île:
il repart et annonce son
prochain voyage en Angleterre.
En effet, le réseau
« Copernic »
est noyauté, la
police allemande repère
ses membres, les capture
l'un après l'autre.
Sa
tête mise à
prix, Fred Scamaroni reçoit
l'ordre de rejoindre Londres
où il arrive à
la fin décembre
1941. Il
contracte un deuxième
engagement aux F.F.L.
le 29 janvier 1942, sous
le pseudonyme de (François
Edmond Severi, ça
sera nouveau nom pendant
toute le reste de la résistance)
; et devient capitaine
à l'état-major
du général
de Gaulle.
Il
instruit les agents du
B.C.R.A., en vue de parachutages.
Intégré
dans le service «Action»
par le colonel Passy,
il mène son réseau
par radio: réseau
qui sera plus tard homologué
sous le titre «
R 2 Corse ». Les
courriers deviennent très
réguliers et Jean
de Peretti transmet
ses messages.
Au
cours de l'automne, en
Corse, le travail se développe
: les responsables choisissent
leurs hommes pour constituer
les groupes.
Le fichier s'établit,
les estafettes assurent
les liaisons; on transmet
des indications précises
sur la commission d'armistice,
les autorités de
Vichy, de la police, de
la Légion des combattants
et on s'acharne au sabotage.
Des équipes recherchent
des terrains de parachutage,
des plages discrètes
où l'on pourra
débarquer les agents
et les armements dont
Scamaroni prévoit
les commandes en liaison
avec les services britanniques;
pour les entreposer, des
grottes et même
des tombeaux sont repérés.
Lors
de son séjour au
B.C.R.A. à Londres,
il avait mis au point
- dès le Il novembre
1942 - un nouveau plan
pour la Corse.
Il
n'était plus question
d'une libération
par surprise neutralisant
la C.I.A. et il fallait
organiser une solide opération.
En effet, les troupes
italiennes avaient débarqué:
de 30 à 40 000,
les occupants atteignaient
bientôt 80 000 hommes.
On ne pouvait plus songer
à des accostages
clandestins sur des côtes
occupées par l'ennemi.
Restait le maquis où
étaient parachutés
armes et vivres et où
affluaient des personnalités
menacées par l'O.V.R.A
, des militaires de l'armée
de l'armistice, des réfractaires.
Les paysans, complices,
assuraient un bien maigre
ravitaillement.
De
Gaulle projette de s'installer
à Alger. Il a de
renseignements sur la
Corse. Il y envoie donc
le capitaine Godefroy
(Fred) Scamaroni (pseudonymes:
" Capitaine Edmond
Séveri") et
"Joseph Grimaldi.
Un
sous-marin britannique
le débarque dans
la nuit du 6 au
7 janvier 1943,
au Capo Nero sur la commune
de Coti-Chiavari, dans
le golfe de Valinco, en
compagnie d'un officier
anglais, le "lieutenant
Albert" spécialiste
des parachutages et d'un
agent radio français,
Jean Hellier se faisant
appeler "Alphonse
Rossi" ou encore
"Angelo" "Louis",
ou "Pot W".
Les pseudonymes qu'utilise
Fred Scamaroni pour brouiller
les pistes sont nombreux:
«Severi»,
«Pot», «Edmond»,
«François
Grimaldi», «
Chimère »,
«Sarment »,
«B13»...
En
quatre semaines, "Rossi
alias hellier
(on en reparlera plus
tard, lors de l'arrestation
de Fred Scamaroni)
alias angelo, alias
louis" transmettra
soixante-dix messages
: renseignements militaires
sur l'ennemi, sur
les terrains de parachutage
et les points de débarquement
possible. Scamaroni,
Raimondi et Bost entreprennent
le recrutement de
jeunes gens pour les
"Forces Françaises!
Libres". Des
contrats sont signés.
On envisage l'embarquement
des engagés
pour Londres via Marseille
et l'Espagne.
Les
trois hommes(Scamaroni,
raimondi et Bost) halent
sur la plage trois postes
de radio, deux valises
de vêtements, trois
de matériel, ils
sont chargés d'argent
(un million de francs),
d'armes de poche, de grenades
et d'une bicyclette pliante.
Portant celle-ci sur son
dos, Séveri (scamaroni)
traverse le maquis, atteint
la route et roule vers
Ajaccio.
Après avoir caché
les bagages dans les broussailles,
Hellier (notre cher radio)
et Albert suivent à
pied.
Méconnaissable
sous son déguisement,
Scamaroni arrive chez
Raimondi ; Vignocchi et
Poli le rejoignent. Le
lendemain, ces deux derniers
ramènent Hellier
et Albert, tandis que
l'on s'organise pour récupérer
le matériel.
Scamaroni
se met au travail chez
Raimondi, sous l'identité
de « Grimaldi »,
représentant de
commerce. Raimondi est
censé recevoir
de lui des lettres de
Londres, dont il parle
incidemment pour assurer
l'incognito. Il apprend
le ralliement du colonel
Ferrucci au «R 2
Corse», où
son expérience
sera précieuse.
La première urgence
est de constituer les
équipes de protection
d' «Albert»
et du radio Hellier.
Ensuite,
Scamaroni se constitue
un état-major.
Le commandement du réseau
s'établit comme
suit:
- chef,
Scamaroni
- adjoint,
Raimondi
-
chef militaire,
colonel Ferrucci
- adjoints,
Serafini, Cursac
-
S.R. et service
politique, Poli;
adjoints, Pardi,
Defendini
-
radio, Hellier;
adjoints, Vieau,
Colombani
-
codage, Scamaroni,
Marcangeli et
Poli
-
autoprotection,
Ceccaldi
-
transport et hébergement,
Vignocchi, Ceccaldi,
Chiappe, Fredericci
et Giovanelli.
-
Pour l'organisation
des émissions
clandestines:
les cinq précédents
et Robert. Chargé
du chiffre, du
fichage, de l'administration:
Cauvin.
- Chargés
des fausses cartes
d'identité
et d'alimentation:
André Leca
et le commissaire
Vallecalle.
La
Corse est divisée
en districts et secteurs,
pourvus de chefs militaires
et de « chargés
de renseignements ».
Le
groupement, qui s'intitule
« Mouvement des
forces françaises
libres », est ainsi
fortement organisé.
Scamaroni, les tâches
réparties, passe
à l'action, en
vue d'appuyer un éventuel
débarquement allié.
Le S.R. est activement
poussé. Raimondi
se procure la copie d'un
important document italien
sur l'organisation future
de la Corse. On le transmet
à Londres avec
un rapport rédigé
par Poli. Faute de liaisons
par sous-marin ou avion,
les courriers sont toujours
acheminés par Nice,
grâce à l'officier
radio Leca du paquebot
Ville d'Ajaccio.
On
recrute des «groupes
de choc» créés
dans chaque localité;
ils reçoivent des
instructions pour procéder
à l'attaque brusquée
des troupes italiennes
en cas de débarquement
allié. Un plan
d'opérations et
de réception d'armes
est établi.
Scamaroni
fait constituer des stocks
de carburant, des dépôts
clandestins d'armes et
de véhicules. L'aménagement
des plages de Travo, Capo
di Feno, Piana, et d'environ
cinquante terrains de
parachutage se poursuit,
notamment pour prévoir
le camouflage rapide du
matériel.
Il
est confié aux
chefs régionaux
:
-
Giaccobbi
et Battesti en plaine
orientale
-
Poli au sud, et supervisé
par le colonel Ferrucci.
-
Les
P. T. T. et les chemins
de fer ont créé
un service de sabotage,
qui pourra se transformer
en service de protection
contre les détériorations
ennemies.
-
Le
lieutenant Marquis
de la garde mobile
et tout le personnel
de la base aérienne
de Calvi adhèrent
au réseau.
-
Une
chaîne d'évasion
est établie
pour les jeunes continentaux
fuyant le continent
français. Ces
jeunes réfractaires
sont incorporés
dans les «Compagnons
de France»,
avec l'aide et la
complicité
des chefs Desprès
et Fontanes.
Mais
surtout, et suivant la
consigne du général
de Gaulle, des efforts
sont menés pour
la fusion des mouvements
et formations de la Résistance.
D'abord,
auprès d'un certain
Canavelli qui affirme
avoir reçu «
110 tonnes d'armes et
de munitions amenées
par une goélette
dans le golfe de Saint-
Florent, et cachées
dans des tombeaux »,
mais il veut commander
à l'ensemble de
la résistance corse
et les pourparlers sont
arrêtés,
aussi ses assertions ne
seront pas vérifiées.
Même constat d'échec
avec l'organisation «
Combat » :
Giudicelli,
de Bastia, ne se laissant
pas convaincre. Scamaroni,
par Jacques Tavera, demande
à rencontrer le
chef communiste Benielli,
qu'il voit dès
le 10 janvier...
Benielli
confirme à Scamaroni
le «pacte de franc
jeu» d'août
1942 concernant le partage
des armes et des renseignements.
«Le Front national,
déclare-t-il, dispose
de 3000 hommes, de comités
secrets dans 115 villages,
mais le mouvement F.F.L.
est plus puissant et nombreux,
mieux organisé
et guidé de l'extérieur.
» Giovoni
et Vittori, chefs du Front
national, proposent alors
à Scamaroni - seul
- un rendez-vous secret
à la nuit tombée
près du Sacré-Cœur
d'Ajaccio. Scamaroni s'y
rend mais aucun accord
ne se fait car les communistes,
eux aussi, voudraient
diriger la résistance.
Dès le 15 janvier,
ils avaient organisé
une conférence
entre les chefs F.F.L.
et ceux du Front national.
Scamaroni refusa de s'y
rendre, une réunion
de plus de dix personnes
risquant un « coup
de filet ».
A
son retour à Ajaccio,
Scamaroni change de toit
et s'établit chez
Cauvin : l'ensemble du
réseau fonctionne
bien Des
armes et un opérateur
radio sont réclamés
à Londres, mais
les réponses tardent...
En février, les
carabiniers italiens lancent
un premier coup de filet
en direction des «
suspects » : Salini,
le professeur Comiti,
Eugène Macchini
(futur maire d'Ajaccio
à la Libération)
et le Sénateur
Giaccobbi : tous sont
internés à
Prunelli du Fium'Orbo.
Mais
ces arrestations ne ralentissent
pas l'activité
de Scamaroni : il circule
à travers toute
l'île et rencontre
le général
Mollard qui doit quitter
la Corse pour ne pas être
arrêté et
qui reviendra comme gouverneur
de l'île à
la Libération.
Tous les chefs de secteurs
sont visités par
Scamaroni mais celui-ci
est de plus en plus connu
et surtout reconnu.
Au
retour de cette inspection,
Scamaroni change encore
de résidence et
s'installe chez Vignocchi,
place Marcaggi à
Ajaccio. Cette
même semaine, la
radio anglaise annonce
un parachutage près
de Sartène: c'est
le premier en Corse et
il porte le nom de code
d'Opération citron.
C'est
l'équipe d' «Albert»
qui doit réceptionner
les armes et les stocker
mais le Front national
signale un danger possible
et Scamaroni avertit le
B.C.R.A. de Londres qui
ajournera l'opération
par un message de la B.B.C.
: «
Les citrons ne sont pas
mûrs. »
Le
30 janvier, Scamaroni
part avec Raimondi pour
une inspection dans le
nord de l'île: deux
jours chez le sénateur
Giaccobbi, puis à
Bastia où maître
Giaccobbi, l'accueille.
Scamaroni lui apprend
à chiffrer et à
déchiffrer les
messages et lui fait monter
un poste émetteur-récepteur
avec une équipe
de protection.
Le district, qui a pris
de l'importance, est réorganisé
par ses soins :
Ces
deux premiers mois de
1943 ont vu l'entrée
de Leclerc en Tunisie
et la capitulation de
l'armée allemande
du général
von Paulus à Stalingrad
le 3 février.
Les
patriotes corses sentent
que l'heure de la libération
approche et c'est aussi
le moment où les
troupes italiennes commencent
à devenir nerveuses.
Cette nervosité
se fait sentir dans les
premiers contacts que
prennent des officiers
supérieurs italiens
comme le colonel Cagnoni
avec la Résistance,
mais aussi dans un redoublement
d'activité de l'O.V.R.A.
(centre s'espionnage italien)
et de la police militaire
italienne . En
ce début de mars,
Fred Scamaroni fait un
premier bilan des buts
poursuivis par sa mission:
-
tout
d'abord, développer,
organiser et hiérarchiser
les groupes de la
Résistance
-
puis, établir
un contact radio
permanent entre
la Corse et Londres
-
approvisionner les
maquisards en armes
;
-
et
enfin, unifier toute
la résistance
de l'île.
Les
deux premiers objectifs
sont atteints et le troisième
s'annonce bien: des armes
et des munitions ont déjà
été livrées
par des sous-marins et
des dépôts
existent prêts à
servir l'heure venue.
Les
terrains de parachutage
sont aménagés
et codés et les
équipes de réception
sont déjà
constituées.
Le
radio Hellier a imprudemment
pris contact avec le radio
d'une mission de Sardaigne
arrivé par le même
sous-marin, un dénommé
Serra, sans doute un agent
double de l'O.V.R.A (centre
s'espionnage italien).
Le
17 mars 1943, au matin,
le radio Hellier est arrêté
par les agents du service
de contre-espionnage italien
dans un café du
port d'Ajaccio.Torturé
toute la journée,
il faiblit vers le soir,
décline sa véritable
identité et avoue
qu'il a débarqué
en compagnie d'un certain
"capitaine Edmond"
et d'un "lieutenant
Albert". Pour lui
en faire dire davantage,
on redouble les tortures.
Il finit par tout relater
en détail.
Raimondi,
alerté, prévient
immédiatement les
membres du réseau
mais il n'arrive à
joindre Scamaroni que
vers 16 heures. Ils décident
d'envoyer le poste de
radio vers le nord. En
vain, Raimondi conseille
à Scamaroni de
changer de logement: «
Non, dit-il, je m'occupe
avant tout de mettre mes
hommes en sûreté.
Ce n'est pas au moment
le plus dangereux qu'un
capitaine lâche
son armée. »
Mais
sous les tortures le radio
Hellier a parlé.
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