Fred
Scamaroni
Sa
jeunesse
Fred
Scamaroni
Arrestation
Fred
Scamaroni un Héros

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Fred
Scamaroni : son arrestation
Pseudonyme
dans la résistance
: Edmond Severi*
Décédé
le 19 mars 1943, Ajaccio
La
torture vient à
bout du radio "Hellier",
il parla et révèla
tout ce qu'il savait.
Fred est chez Vignocchi,
où les carabiniers
arrivent vers une heure
du matin avec le radio
Hellier : « C'est
lui le chef...»
leur dit Hellier.
Les gendarmes italiens
capturent Vignocchi, puis
« Severi* »
(scamaroni), et les enferment
à la citadelle
d'Ajaccio, avec dix-huit
membres du réseau
« R2 Corse ».
On les sépare,
chacun dans des cellules
différentes.
L'OVRA,
la police italienne
n'a rien à envier
à la Gestapo.
Les
bourreaux de Fred Scamaroni
savent à qui
ils ont affaire et ils
lui réservent
un sort cruel ; brutalisé,
brûlé au
fer rouge, les ongles
arrachés, il
ne connaît le
répit qu'entre
deux interrogatoires
quand il perd connaissance
; jeté dans sa
cellule, le corps ensanglanté,
Le
rapport italien, communiqué
après la Libération,
retrace son premier
interrogatoire :
-
Fred Scamaroni
dit s'appeler
Edmond Severi*,
être officier
français
de la Coloniale,
né à
Alger en 1908.
Scamaroni
ne parlera pas : malgé
la torture il se tait.
.. et ne révèle
rien sur la résistance.
«
Vous ne savez
pas ce que c'est que
l'honneur »,
dit-il à l'Italien
qui lui promet de
lui laisser la vie
s'il donne des détails
sur la Résistance.
Seul
dans sa cellule,
il écrit
sur le mur:
«Je
n'ai pas parlé.
Vive de Gaulle
! Vive la France
! Ajaccio, le
19 mars 1943.»
Dans
la cellule voisine,
il y a un autre
détenu
du reseau, à
travers le mur,
Fred Scamaroni
lui dit : "Tu
diras à
ma mère,
à mes
sœurs,
que ce n'est
pas très
dur de mourir
et que je meurs
content."
Scamaroni
a décidé
de se tuer pour
ne pas risquer
de livrer des
secrets pendant
de nouvelles séances
d'interrogatoire.
Plus
tard, un rapport
du contre-espionnage
italien témoignera:
« Ils
lui ont arraché
les ongles, ils
lui ont mis des
morceaux de fer
rouge. Il
s'est tué
avec un fil de
fer. Il a fait
passer celui-ci
à travers
la gorge. Trois
heures après,
il était
mort...
»
Fred
Scamaroni qui
a résisté
aux pires souffrances
sans livrer aucun
secret, il a accompli
l'ultime sacrifice,
de l'agent de
renseignements
pris par l'ennemi.
Scamaroni
a fait l'admiration
de ses tortionnaires.
Le procureur militaire
italien prononcera
son éloge
funèbre
:
«
Le tribunal
ne peut pas ne
pas reconnaître
que le délit
d'espionnage commis
par des militaires
et pour aider
leur propre patrie
en armes est un
délit honorable
pour celui qui
le commet, et
tel est le cas
du capitaine Séveri*,
lequel s'est suicidé
pour une idée,
poussant jusqu'au
sacrifice de sa
vie son sentiment
du devoir.
»
Dix
ans plus tard, on
pouvait lire dans
le deuxième
tome des «Mémoires
de Guerre du
général
de Gaulle»
:
«
Dès
1941, la France
libre avait
envoyé
dans l'île
le capitaine
Scamaroni avec
mission de préparer
l'action. Pendant
deux ans, Scamaroni
avait fait un
excellent travail,
réussissant
à coiffer
tous les éléments
de résistance,
afin qu'aucun
parti, qu'aucun
clan, ne pût
monopoliser
à son
profit l'effort
de tous. C'est
ainsi que le
Front national,
ayant pour chef
politique Giovoni,
pour chef militaire
Vittori, tous
deux communistes,
avait pris l'attache
du délégué
de la France
libre, comme
l'avaient fait,
de leur côté,
les patriotes
moralement rassemblés
autour de Raimondi
et des frères
Giaccobbi, ou
bien les équipes
formées
par d'anciens
militaires,
telle celle
du lieutenant
Alphonse de
Peretti. Par
malheur, le
vaillant délégué
était
tombé
aux mains des
Italiens qui
avaient occupé
l'île
au lendemain
du débarquement
des Alliés
en Afrique du
Nord. Affreusement
torturé,
Scamaroni s'était
donné
la mort pour
garder ses secrets.
»
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