Pendant des siécles, la population corse a été décimée par de terribles fléaux, comme la peste et la famine.
Le XIVe siècle fut particulièrement meurtriè, on pense que la peste tua alors environ les deux tiers de la population corse et l'année 1348 qui fut la pire de toutes, serait à l'origine du réseau confraternel dont la Corse se dota.
Un élan de solidarité aurait poussé les consciences les plus généreuses à s'unir pour porter secours aux victimes des fléaux et leur assurer au risque de leu propre vie, la sépulture qui leur était refusée par crainte de la contagion.
La plupart des confréries étaient essentiellement franciscaines se composaient exclusivement d'hommes. Certaines admettaient les femmes ou d'autres encore, leur était exclusivement réservées : comme celles placées sous la protection de la Vierge.
Chaque confrérie se réunit une fois par an, le jour de la fête du saint patron pour nommer leurs représentants : le prieur, le sous-prieur, et son trésorier.
Elle possède ses propres règles, ses propres usages, son costume, ses chants, son rituel.
C'est elle qui est chargée de l'organisations des fêtes de la semaine sainte elles perpétuent ainsi les traditions. Le clergé, est pratiquement absent de ces rites. Confréries masculines et féminines conduisent les processions.
Les confréries se faisaient une compétition acharnées, c'était à celle qui apporterait le plus grand faste à la cérémonie, par exemple le jour du vendredi saint, le grand palme en est encore l'occasion .