Arthur Pieretti
Malgré le temps passé, le souvenir le Dominique, le fils d'Arthur Pieretti est resté intact :
il raconte :
" Nous étions partis, ma mère, ma soeur et moi à Furiani passer quelques jours. A notre retour nous avons appris que mon père avait été fusillé par les fascistes, j' avais une dizaine d' années et je ne comprenais pas. |

Dominique Pieretti, le fils d'Arthur Pieretti, fusillé par les fascistes en septembre 1943
|
Nous ne savions pas que mon père était dans la résistance. Il a été arrêté avec d' autres de ses camarades et fusillé sur la place Saint Nicolas, c' était quelques jours avant la libération de la Corse."
Puis le visage de Dominique s' éclaire : "vous savez il aurait été fier de moi, j' ai voulu faire le même métier que lui, j' ai été pâtissier toute ma vie, j' ai pris ma retraite il y a deux ans. J' étais un très bon pâtissier, les clients venaient même de l' étranger acheter mes canistrelli."
Puis à nouveau le regard s' assombrit :" Mon père a d' abord été enterré à Toga, puis après la guerre son corps a été transféré au cimetière de Bastia, il y a son nom sur la stèle des héros de la résistance.
Il ne faut pas oublier, il faut le raconter, pour ne pas qu' on oublie ! "
En redescendant la ruelle de la Conception, (la rue où habite Dominique Pieretti), comme une litanie, j'entendais dans ma tête :
Il ne faut pas que j' oublie de dire qu' il ne faut pas oublier .....
Mon tonton chéri,
Mon grand-père devait être comme toi : discret, sobre, un homme de devoir, de travail, d'honneur.
Ne t'inquiète pas, tonton , je continue ce devoir de mémoire auprès de l'arrière petit-fils d'Arthur. Rien ne s'oubliera.
Marie-Josée
(petite fille d'Arthur Pieretti, nièce de Dominique)
|
|
|


Cimetière de Bastia allèe C
|